Catégorie mère de Marion Zimmer Bradley Marion Zimmer Bradley roman et biographie de l'auteur Marion Zimmer Bradley (3 juin 1930 - 25 septembre 1999) a été une écrivaine prolifique de fantasy et de science-fiction, son œuvre se situant souvent à la limite des deux genres. Marion Zimmer Bradley a utilisé plusieurs noms de plume tels Morgan Ives, Miriam Gardner, John Dexter et Lee Chapman, pour écrire des romans ayant pour personnages centraux des homosexuels ou des lesbiennes et qui bien qu'apparaissant relativement anodins de nos de jours étaient considérés comme de la pornographie dans les années 1960. Une de ses créations les plus connues est le cycle de Ténébreuse (Darkover). Ce cycle se rattache à la fantasy tout en incluant toutefois de nombreux éléments typiques de la science-fiction. Marion Zimmer Bradley est aussi très connue pour Le Cycle d'Avalon, réécriture du mythe de Camelot du point de vue de la fée Morgane et de la reine Guenièvre.

Adieu planètes !
ADIEU, PLANETES ! Par Marion Zimmer BradleySi Bradley est moins familiarisée avec la SF pure qu'avec la science-fantasy, ce n'est pas pour autant que ses livres de SF sont moins bons. Au contraire, il suffit de livre celui-ci pour s'en convaincre. Elle relate ici la vie des explorateurs de l'espace chargés de découvrir de nouvelles planètes pour les futurs colons.

Comme dans beaucoup de ses romans, les protagonistes sont nombreux, ont chacun leur caractère propre et leurs problèmes personnels. C'est très bien écrit (comme tous ses romans d'ailleurs) et le sujet est extrêmement intéressant.

Pâles, la peau translucide, les cheveux couleur de l’argent à cause de l’intensité des radiations, les explorateurs de l’espace sont devenus sinon une autre espèce tout au moins une nouvelle race d’hommes. Immortels aux yeux de tous, ils ressentent, en fait, avec une terrible acuité leur vulnérabilité et leur isolement. Pour eux, la patrie est un vaisseau de métal et la famille, l’équipage du vaisseau... Marion Zimmer Bradley a su rendre incroyablement présents les espoirs, les angoisses, les amours, les déceptions et, par-dessus tout, la nostalgie des aventuriers de l’espace pour qui tout départ est définitif et tout voyage véritablement sans fin.

LES TROIS AMAZONES Par M.Z. Bradley, André Norton et Julian May
LES TROIS AMAZONES Par M.Z. Bradley, André Norton et Julian MayUn peu de Fantasy pour changer de la SF pure et dure ça fait du bien. D'autant plus que ce récit est vraiment agréable. On y retrouve un peu l'ambiance du cycle de Ténébreuse de Bradley (et son style d'écriture). Les trois amazones est le premier roman d'une série de trois regroupé dans le LE CYCLE DU TRILLIUM.

Le récit est construit d'après un schéma qui a fait ses preuves pour retenir l'attention du lecteur : il y a trois personnages principaux et on passe successivement de l'un à l'autre (de l'une à l'autre pour être plus précis car il s'agit de trois princesses qui doivent reconquérir leur royaume tombé aux mains d'envahisseurs).

Attention toutefois, il aurait été plus judicieux de faire des chapitres plus longs ou plusieurs chapitres successifs avec le même personnage car le livre est relativement volumineux (400 pages écrites en petits caractères) et, à la longue, toutes ces coupures dans l'histoire finissent par devenir lassantes. Heureusement que les personnages sont attachants et l'histoire intéressante (bien qu'elle soit on ne peut plus classique).

Cela commence comme un conte de fées. Il était une fois un petit pays où le Roi et la Reine eurent trois filles d'un coup. Qui dira jamais le plaisir de vivre dans un monde en paix ? Les trois Princesses eurent dix-sept sans... Et brusquement tout bascule dans l'horreur. Le Maître des Ténèbres envoie ses guerriers conquérir le petit pays. Ils peuvent tirer des éclairs d'un ciel sans nuages. En quelques heures, toute résistance est balayée. Le Roi et la Reine périssent dans les supplices. Les trois Princesses, sauvées des justesse, apprennent dans la douleur à vivre en fugitives. Leur seul espoir est la Dame Blanche, protectrice du petit pays. Au temps de sa splendeur elle n'aurait pas permis cette abomination. Mais sa magie n'est plus ce qu'elle était. Tout ce qu'elle offre aux trois Princesses, c'est un conseil. Chacune devra chercher son talisman - c'est-à-dire sa voie -, écouter ses rêves, affronter sa propre aventure, maîtriser les faiblesses qui pourraient la détourner de son destin. Les trois talismans réunis peuvent sauver le petit pays. Encore faut-il les découvrir...

En résumé, ce genre de romans en perfusion est très efficace pour guérir des excès de certains auteurs.

LA CHANSON DE L'EXIL
LA CHANSON DE L'EXIL Par Marion Zimmer BradleyLorsque Margaret Alton débarque sur Ténébreuse, c'est tout à fait par hasard. Avec son maître, Ivor Davidson, elle doit effectuer des recherches musicales pour l'Université. Elle ne sait rien de la planète qui l'a vue naitre (L'exil de Sharra), et cela fait des années qu'elle s'est éloignée de son père, le Sénateur de Ténébreuse, Lew Alton, qu'elle appelle à part elle "le Vieux", qui est toujours sombre et amer, et porté sur la bouteille. Mais Ivor meurt brusquement, la laissant complètement hébétée. Ici, les gens la regardent avec révérence, et elle ne comprend pas pourquoi.

Je ne sais pas si c'est moi qui me lasse peu à peu du cycle de Ténébreuse mais ce volume m'a paru bien moins bon que d'autres. Ca reste toujours sympa malgré tout mais il me semble que ce roman pêche par un excès d'eau de rose. Les personnages m'ont aussi semblé beaucoup plus caricaturaux et la fin est plus ou moins ratée avec l'héroïne qui devient d'un coup régente dans la plus pure tradition ténébrane alors qu'elle passe tout le reste de l'histoire à fuir cette destinée que tout le monde veut lui imposer. Le reste est parsemé de détails de la même veine comme le pére qu'elle n'a pas vu et avec lequel elle a toujours eu du mal à s'entendre qui revient tout d'un coup et qui est transformé en adorable papa qu'elle aime beaucoup, ou un amour impossible et platonique avec un héritier sans trône. Enfin bref, un sérieux excès de sentimentaliste fleur bleue.

Ce roman a été écrit en collaboration avec Adrienne Martine-Barnes qui n'est pas officiellement créditée. Par contre, l'édition anglaise comporte la dédicace suivante (traduction de F. Rossi) : "Pour Adrienne Martine-Barnes, qui a crée le personnage de Margaret Alton et travaillé avec moi sur ce livre." La premiere édition en anglais et francais date de 1996.

Un petit mot de l'histoire :

Margareth, après avoir visité de nombreuses planètes pour y étudier les chants, arrive sur Ténébreuse. Dès son arrivée, tout le monde semble la prendre pour quelqu'un d'autre. On la traite comme une personne importante, ce qu'elle trouve vraiment agaçant. En plus de ça, elle a parfois l'impression d'entendre des pensées. Qu'importe, elle part en voyage pour étudier la musique ténébrane comme elle était venue le faire. Au cours de son voyage, elle ira de surprise en surprise en découvrant peu à peu le rôle important qu'a joué son père dans la vie de Ténébreuse et le fait qu'elle soit l'héritière d'un domaine. Ce domaine étant géré depuis le départ de son père par une autre famille, son retour n'est bien sûr pas bien vu de tout le monde bien qu'elle n'ait aucune prétention de revendiquer son héritage légitime. Elle ne souhaite d'ailleurs que repartir de cette planète mais les événements ne le lui permettront pas : son don (rapports mentaux forcés et prédiction) se réveillant, elle tombe malade et il faudra faire venir une puissante télépathe pour l'aider à franchir la maladie du seuil. Une fois cette étape passée, elle ne sera tout de même pas au bout de ses peines...

Resumé officiel edition anglaise :

Elle s'appelait Margaret Alton. Elle était la fille de Lew Alton, le représentant de Ténébreuse au Sénat de l'Empire Terrien, mais elle ne se rappelait presque rien de sa planète de naissance et de la petite enfance tumultueuse. Les éphémères souvenirs qui dérangeaient son sommeil se limitaient à de terrifiants fragments d'images : un homme étrange aux cheveux argentés et une femme aux cris aigus dont la chevelure entourait la tête comme un anneau de feu.

Après son départ de Ténébreuse alors qu'elle était encore enfant, Margaret avait passé sa vie sur Thetis. Sa mère adoptive, Diotima, et Lew étaient absents la plupart de l'année : ils travaillaient au Sénat, luttant pour préserver Ténébreuse de l'impérialisme dévorant de la Fédération Terrienne. Margaret connaissait à peine son père, un homme taciturne, qui, quand il était sur Thetis, était enclin à s'adonner à l'alcool. Durant ses crises, son tempérament normalement morose et renfermé, prenait une teinte encore plus noire... Dans ces moments, il semblait voir en Margaret quelqu'un d'autre, quelqu'un dont il ne voulait pas se souvenir.

Dès qu'elle fut en âge de le faire, Margaret s'enfuit de son foyer orageux pour trouver refuge à l'Université. Étrangement mal à l'aise en présence de ses condisciples, elle trouva l'apaisement en s'isolant pour se consacrer à ses études. Elle s'avéra excellente en musique et obtint un poste d'assistante auprès de son mentor, le célèbre musicologue Dr. Ivor Davidson. Ce travail prestigieux lui permit de voyager sur de nombreux mondes, et quand on leur demanda de se rendre sur Ténébreuse pour étudier et recueillir les chansons populaires, Margaret éprouva une satisfaction doublée de curiosité.

Mais une fois sur Ténébreuse, l'excitation naïve de Margaret décrut rapidement. Le monde qui l'avait vu naître évoquait des souvenirs douloureux et terrifiants, restés longtemps enterrés, et elle se retrouva bientôt en train de sombrer de plus en plus profond dans un rêve éveillé qui menaçait de se transformer en cauchemar. Margaret commença à entendre des voix dans sa tête. Une voix en particulier semblait réapparaître à chaque coin de rue pour lui faire face. Margaret se demandait si elle n'était pas en train de perdre la tête.

Sous la lumière du Soleil Rouge, alors qu'elle démélait lentement l'enchevêtrement des mystérieux secrets de son héritage, Margaret se retrouva à la merci d'un destin plus terrifiant que dans tous ses cauchemars. Car la femme aux cris perçants et l'homme aux cheveux argentés étaient purement et simplement des repères sur une piste. Une piste qui menait à l'esprit de Margaret, vers un piège qui avait été mis en place des siècles avant sa naissance...

Titre original : Exile's Song, Daw en 1996 - Traduction : Simone Hilling, Pocket en 1996
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